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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:51

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  Bonjour à tous !

 

Il y a presque un an, Esther et moi partions pour 50 jours de voyage autour de l'Europe.

 

Alors que nous gardons de magnifiques souvenirs de cette aventure (ce qui est bien avec la mémoire, c'est que même les pires galères deviennent de bons souvenirs ! ), cet été nos chemins se séparent bien qu'ils demeureront tous deux passionants !

 

Alors qu'Esther s'engage le 21 Juin pour un périple de 3 mois jusqu'à Saint Jacques de Compostelle au départ de Lyon, je vais pour ma part faire équipe avec une autre amie appelée Marylou pour effectuer le Transsibérien, ou plutôt le tronçon du Transmongolien qui part de Russie et va jusqu'à Pékin en passant par la Mongolie. A ce titre, je vous invite à suivre nos aventures qui débuterons le 1er août sur www.le-transsib.com.

 

Enfin, autre information qui concerne cette fois-ci le blog : j'ai décidé de ne pas renouveler l'Offre Premium acquise l'an dernier. En effet, les quelques avantages qu'elle accorde ne justifient pas son prix. Aussi, d'ici une quinzaine de jour, l'adresse du blog ne sera plus www.tourdeuropeete2010.com , mais demeurera uniquement www.tourdeuropeete2010.over-blog.com

 

En attendant, j'espère que vous aussi vous préparez de fantastiques voyages pour cet été.

 

A très vite !

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 12:43

Bonjour à tous !

 

Déjà plusieurs mois depuis la fin de cette aventure ! Incroyable comme le temps passe vite. J'ai enfin terminé de mettre à jour le blog et ai ainsi crée une nouvelle catégorie, la catégorie "croquis", qui réunit dans une seule page l'ensemble des croquis que vous pouvez trouver au fil des articles.

 

Je vous souhaite de bien découvrir ou redécouvrir ce blog.

 

En bonus, une planche très drôle faite par Esther relatant de manière bédéesque l'anecdote de l'Ours dans les Tatras en Pologne (Cf articles Zakopane) :

 

 

 

 

 

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Cliquez dessus pour voir en taille réelle

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 16:25

 

Alors que l'on vient de rentrer « il y a peu de temps » et que l'on est loin d'être reposé de cette fabuleuse aventure, je souhaite faire un bilan «à chaud ». On a rencontré des personnes extraordinaires, vu des paysages magnifiques et visité des villes souvent captivantes. Tellement de choses vécues qu'elles ne peuvent maintenant ressurgir d'un trait si l'on nous pose la question « Alors ? Comment c'était vos vacances ? ». C'était tellement riche qu'elles ne peuvent être racontées que sous formes d'anecdotes en rebondissement à une discussion : « Ah ça, ça me rappelle que durant le Tour d'Europe... ».



Ce qui ressort également de ce Tour d'Europe c'est que c'est loin d'être les vacances sous les tropiques. Si j'ai tenu à faire des articles si denses, c'est tout d'abord par soucis du détail, ensuite parce que j'ai toujours du mal à faire une synthèse de mes souvenirs, enfin et surtout car je voulais que l'on comprenne la pénibilité d'un tel projet. Sur beaucoup de blogs, on lit un tel voyage de manière édulcorée, comme si ça c'était passé « les doigts dans le nez », comme si n'importe qui pouvait décider de partir dès le lendemain parce qu'une envie soudaine le prend. Non. J'espère avoir un peu fait passé le message que c'est quelque chose de génial, certes, mais très éprouvant qui nécessite une énorme volonté et surtout la/les bonne(s) personne(s) pour le faire, si l'on souhaite le faire à plusieurs. Comme pour les colocations, les personnes « idéales » pour nous accompagner ne sont pas forcément celles à qui l'on pense de suite comme les amis d'enfance ou les meilleurs amis. Donc si l'on veut vraiment tenter ce projet à plusieurs, il faut vraiment se mettre en tête que l'on va partager les bons moments comme les pires galères avec la/les même(s) personne(s) 24h sur 24h et donc que ce n'est pas pareil que de voir une personne quelques heures dans la semaine pour la détente. Ce que je dis est peut-être bateau, mais ça prend vraiment de l'importance quand on sait que l'usure morale et physique est constante. Pour ma part, je n'aurai pas pu espérer mieux avec Esther qui a su gérer ses frustrations, être présente physiquement et garder le plus souvent un esprit positif.



Pour ce qui est des statistiques générales (départ officiel de Strasbourg):



  • 50 jours de voyage

  • 11 pays

  • 32 villes visitées dont 11 capitales

  • 17 ménages différents nous ont hébergé dont 15 par le biais de couchsurfing

  • 9 nuits dans la tente en camping sauvage

  • 7 nuits dans les auberges de jeunesse/campings/hôtels

  • 5 nuits dans les gares

  • 29 fois pris en autostop

  • et un nombre incalculable de trains.

 

 

Maintenant va commencer, je l'espère, la deuxième vie du blog avec ceux qui lirons notre aventure après coup. J'espère que cela sera pour ceux-là l'occasion de poster des commentaires. Bonne rentrée à tous et n'oubliez pas le blog qui vient d'être mis à jour pour le budget, l'itinéraire et les photos et sera mis à jour dans les semaines à venir pour  une actualisation du contenu de notre sac-à-dos au départ de Lyon et celle des croquis.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 13:17

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On se réveille à 6h30/7h pour se préparer et petit déjeuner. C'est notre dernier jour de Tour d'Europe, le jour de retour. La veille, on a vu sur internet l'entrée de la principale autoroute qui va en direction de Lausanne, étape pour Lyon, et celle-ci se trouve près de chez Silvie.



Vers 8h30 nous voilà donc à un grand carrefour juste avant que l'autoroute commence. C'est loin d'être idéal pour que les voitures s'arrêtent, mais ça a le mérite de concerner toutes les voitures qui vont vers Lausanne. On essaie pendant une demi-heure sans succès. On va ensuite à un rond-point plus en amont, conseillé par un monsieur en vélo, mais celui-ci se révèle désert. Je me rappelle alors que près de chez Silvie, il y avait aussi un rond-point avec pas mal de monde et donc peut-être que celui-ci permet une autre entrée de l'autoroute.



On fait donc marche arrière le long de la grande route la plus fréquentée où je tente 5 minutes du stop avant de constater que c'est une heure creuse car c'est désert comparé à trois quart d'heure plus tôt. Une fois au rond-point, il n'y a pas de direction pour Lausanne, ni pour l'autoroute, mais juste pour Fribourg, qui n'est pas bien loin, mais qui a le mérite d'être dans la direction de Lausanne. On se met là et je décide de voir un peu plus loin s'il n'y a pas une autre entrée pour l'autoroute. Non, il n'y en a pas. Esther se met donc à faire du stop pendant presque une demi-heure. Il est plus de 10h30, cela fait 2 heures en tout que l'on fait du stop et je commence à me demande si l'on arrivera à décoller et si surtout on arrivera à Lyon le soir. Un vieux monsieur parlant le Suisse Allemand et vaguement anglais vient à notre rencontre et nous propose de nous emmener à Fribourg à 14H si l'on n'est pas déjà parti. C'est très gentil mais j'espère ne plus être là à ce moment là.



On décide de retourner près de la grande entrée d'autoroute, sauf que l'on reste bien plus en amont sur un renfoncement de la route où les voitures, qui sont bien plus nombreuses maintenant, peuvent s'arrêter. En cinq minutes de stop, une camionnette s'arrête, mais elle va à Zurich. Tant pis. Dix minutes plus tard, une voiture s'arrête et deux Suisses francophones acceptent de nous emmener à Lausanne mais seulement à la sortie d'autoroute. Quand on lui explique que c'est parfait pour nous car la ville n'est qu'une étape, il nous demande jusqu'où on veut aller et quand il apprend qu'on passe par Genève, c'est avec joie qu'on entend qu'il va lui aussi à Genève et qu'il nous déposera à un bon endroit pour aller à Lyon.



C'est comme ça qu'on rattrape tout le temps perdu dans la matinée en faisant 150 Km d'un coup. On arrive à Genève vers 13H et il nous dépose à une entrée d'autoroute où effectivement il y a une petite bifurcation vers la France mais qui n'est pas la principale de la ville. Il nous conseille auparavant d'aller nous restaurer dans un supermarché juste à côté ce que l'on ne manque pas de faire en s'achetant du pain et du jambon.



Le stop vers la France ne marche pas aussi bien que prévu même si je en désespère pas car « on a le temps ». Bien qu'il y ait beaucoup de monde qui aille en France, personne ne s'arrête à la pancarte « Lyon » (notre précédent chauffeur nous ayant conseillé de déjà indiquer la ville), donc on change pour « France ». Bref, en tout c'est au bout d'une demi-heure qu'un jeune qui revient de Prague nous prend en stop. Allant à Grenoble, on convient qu'il est peut-être mieux qu'il nous dépose à Chambéry car aller vers Grenoble nous ferait perdre du temps sans gagner des kilomètres. Erreur car il nous dépose à la seule entrée d'autoroute de la ville qui va vers toutes les directions car l'autoroute ne passe pas directement par la ville, il faut d'abord la rejoindre par la Rocade qui ensuite divise les directions. Du coup, on ne sait pas si tout le monde va à Aix les Bains ou Annecy, mais en tout cas personne ne s'arrête pour Lyon. On reste ainsi près d'une heure et demi à se mettre au rond-point, puis se mettre carrément dans l'axe d'insertion sous les conseils d'un automobiliste, avant de revenir au rond-point. C'est un peu décevant de piétiner juste avant la fin, mais je sais que de toute manière on prendra le train pour rentrer si on ne trouve personne.



Je décide d'aller voir un peu plus loin et finalement on décide d'aller tenter le coup par la nationale un peu plus loin, même s'il y a moins de monde, en passant auparavant se prendre un rafraichissement à carrefour pour Esther et au KFC pour moi. Une fois en place, le problème des directions se répète mais cette fois on a le choix entre autre avec Valence, Clermont Ferrand Centre et Lyon par « Les Echelles ». J'arrête en un quart d'heure deux jeunes, mais tous deux vont à Clermont. Etant donné qu'il est 18 H, je décide que si le prochain qui s'arrête va à Clermont, je lui demande de nous accompagner à la Gare. C'est ce qui se passe 10 minutes plus tard avec un cinquantenaire qui nous y dépose devant.



On achète pour 8.86€ un billet pour la Gare de Lyon Part-Dieu dont le départ est à 19H01.

On arrive à 20H20 à la Gare, des bras s'agitent au loin, c'est ma mère qui est venue nous chercher.

Le Tour d'Europe prend officiellement fin après 50 jours de voyage et des souvenirs pour toute une vie.

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 11:03

Bern.jpg 

 

On se réveille à 8 heures. On se prépare relativement rapidement, sans négliger le petit déjeuner où l'on se fait de délicieux oeufs brouillés au lard. Grace à l'aide de Remo la veille, on pense savoir où se mettre pour le stop en direction de Bern, ce qui nécessite de prendre le tramway une fois avoir rejoins le centre de Zurich. On applique donc son itinéraire à la lettre, sauf qu'évidemment il fallait que le tram ne circule pas pour cause de travaux, mais nous trouvons les bus de substitution.



On se retrouve à la toute dernière bretelle d'entrée de l'autoroute vers Bern. Je me rends compte rapidement après plus d'une dizaine de minutes de stop que ce n'est pas le bon endroit car seuls les gens venant des usines aux alentours passent par là, soit autant dire camionnettes et camions remplis à ras-bord. Après rapide sondage aux alentours, je trouve une carte où je me rends compte qu'il y a un arrêt de tram qui emmène sur une des grandes routes qui forme peu après l'autoroute. On s'y rend donc avec Esther alors qu'il est déjà 11h15.



A cet endroit là, on va reste presque deux heures à tenter d'arrêter des voitures, sous le regard amusé des jeunes de Bern. On est à un carrefour où deux routes pour Bern, une passant par l'autoroute, l'autre par une nationale, sont possibles donc on se place chacun sur une direction. Esther arrête à un moment une voiture, mais le monsieur n'a qu'une place et en va pas à Bern. Vers 13 heures, une jeune vient me voir et me conseille d'avancer de quelques centaines de mètres car ici les voitures n'ont pas assez de place pour s'arrêter. Soit, on s'avance pas mal et on se retrouve sur l'immense route formée par la jonction des autres et qui se transforme quelques centaines de mètres plus loin en autoroute. Une partie de la route sur la droite est en travaux et l'on utilise un renfoncement dans les barrières de sécurité balisant les travaux pour faire du stop. En moins de 10 minutes, une jeune s'arrête pour nous emmener à Aarau. Elle aurait aimé nous emmener jusqu'à Bern car Aarau est quasiment à mi-parcours, mais elle a vraiment des choses à faire.



A Aarau, elle nous dépose juste devant les entrées d'autoroute. Etant une route à double sens, chacun se place à l'entrée de l'un des sens. En plus du fait que c'est interdit de se mettre à ces emplacements, mais ça on a l'habitude, j'ai du mal à voir où les voitures pourraient s'arrêter. Pourtant en moins de 10 minutes, un jeune s'arrête et se propose de m'emmener à une ville sur le chemin de Bern. Lui demandant s'il est mieux de rester là à attendre que quelqu'un nous emmène directement ou si il est préférable de monter avec lui là où il veut nous emmener, il en convient que je suis bien mieux à cette entrée d'autoroute. Seulement, au moment Esther a, de son côté, un camion qui s'est arrêté et me fait des signes pour que j'arrive, preuve que l'on monte avec lui. J'en conclu qu'il nous emmene à Bern et pourtant une fois qu'il a démarré, Esther m'apprend qu'il s'arrête avant Bern. Je ne voyais pas les choses ainsi, mais du coup j'espère qu'on trouvera par la suite quelqu'un rapidement pour Bern.



Il nous dépose sur une aire d'autoroute je ne sais où, et on remet en place la technique « embuscade » où Esther fait du stop à la sortie de l'Aire tandis que je demande aux camionneurs. De mon côté rares sont les camionneurs qui vont à Bern tandis qu'Esther arrive à arrêter dès le début une voiture pour Bern... mais pour une personne. On en vient finalement, au bout d'une demi heure, à échanger les rôles et un homme d'une trentaine d'années en camionnette s'arrête finalement pour nous emmener à Biel.


Bern n'est plus bien loin, mais il nous a déposé à un rond-point soit disant « idéal » pour faire du stop, mais qui est le rond-point de la zone industrielle de la ville... Heureusement, une femme s'arrête en 10 minutes et prend l'initiative de nous emmener au meilleur endroit pour faire du stop. On passe par le centre de Biel et elle nous emmène au dernier rond-point avant l'autoroute. Là, c'est mieux ! Il y a toujours deux direction pour Bern, autoroute et nationale, donc on se divise de nouveau la tâche. Esther, qui s'occupe la direction autoroute arrête rapidement un homme mais qui ne va pas jusqu'à Bern, seulement sur le chemin à mi-distance. On convient donc qu'il est mieux d'attendre quelqu'un d'autre. Esther arrête finalement quelqu'un d'autre alors que cela doit faire en tout un quart d'heure que l'on est à cet endroit. C'est un homme qui nous emmène directement à Bern et même qui nous demande la rue où l'on va pour nous y déposer. Parfait !



C'est donc laborieusement, car ce n'est pas si loin, que l'on arrive à Bern alors qu'il est aux alentours de 16h30. Notre couchsurfer du nom de Silvie est chez elle et nous attend. Une fois à l'intérieur de son grand appartement, je me fais immédiatement à manger car je n'ai pas eu le temps avec le stop. Esther, qui s'était acheté du pain et du raisin comme déjeuner à Zurich en profite pour manger à nouveau. C'est donc autour de ce repas salvateur et d'un très bon thé que commencent les premiers échanges avec Silvie.



Ensuite, on sort dehors pour visiter la ville, histoire que notre venue ait une utilité étant donné que l'on part dès le lendemain pour Lyon. Elle nous rassure en disant qu'il est facile de visiter Bern en deux heures. C'est d'ailleurs effectivement le cas ; on visite le magnifique centre-ville pavé aux immeubles du XVIe siècle desquels émerge une sérénité très plaisante. On descend jusqu'à une fosse aux ours présente dans la ville, juste au bord du fleuve où se tiennent un ours mâle séparé de la femelle et ses petits. Bien plus mignons vus du dessus que autour de notre tente (Cf Zakopane) ! On monte ensuite sur une petite colline où l'on apprécie un magnifique panorama sur la petite capitale de la Suisse. Je suis très content d'avoir visité cette magnifique petite et tranquille ville avec les explications de Silvie. D'ailleurs, il existe une blague entre Suisses quand on parle de choses ou de personnes allant lentement, c'est de les désigner comme « venant de Bern » ou « à la Bern ».



La nuit tombée vers 20H30 on rentre chez elle et l'on découvre son autre couchsurfer d'origine asiatique mais vivant actuellement en Australie, qu'elle héberge en même temps que nous. On passe la soirée à discuter de voyages et d'impressions sur les villes, notamment sur Lyon que « l'Australien » va visiter une semaine plus tard et que je suis déçu de ne pas pouvoir personnellement lui montrer car je serai dans la campagne française en train de me reposer en famille.

Après un dernier repas pour moi, composé de pain que Silvie a fait elle-même et de beurre, car oui si on me donne carte blanche pour manger ce que je veux, je peux être un ogre, on s'en va se coucher.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 19:51

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On se réveille vers 10 heures. Alors que l'on commence à petit déjeuner en se servant dans tous les placards possibles de la cuisine, les autres français arrivent et déjeunent avec nous. S'en suit une discussion joyeuse sur nos voyages et études respectifs. Les français finissent par partir alors qu'avec Esther on avance au ralenti pour se doucher, faire la vaisselle et finalement s'affaler sur le canapé pour regarder la télévision, repos rare dans ce Tour d'Europe. On mange dans l'appartement à midi tandis que le colocataire de Remo arrive et me donne le code pour la Wifi... voilà qui ne va pas nous aider à décoller de la maison.



On s'en va finalement vers 14H30 prendre le train pour le centre ville de Zurich. La ville est très agréable et jeune avec pas mal de magasins et terrasses de café. On marche un peu dans l'ensemble des belles rues pavées anciennes puis on décide rapidement de rentrer au bout de 2 heures, ne voulant pas étendre notre visite dans un musée ou autre car on est vraiment fatigué. Il faut dire aussi que l'on est lassé de jouer les touristes bien que la ville, qui s'étend le long d'un lac, vaille le coup. On aurait pu aussi se baigner mais le temps ne s'y prête définitivement pas.



Vers 17h, on est donc de retour chez Remo à discuter, flâner sur internet, regarder la télé, choses que l'on fait jusqu'au moment de manger où Remo, qui est rentré un peu plus tôt avec des amis, prépare des spaghettis. Ca nous permet ainsi d'en connaître un peu plus sur lui, fou de voyage et d'escalade et aussi sur la manière de penser des Suisses, lui étant assez ironique avec toutes les particularités de son pays telles que le secret bancaire.



Alors qu'il joue ensuite dans une pièce de la musique avec ses amis, il part enfin dans son balcon discuter avec eux tandis que nous préférons regarder France 2, que l'on a réussi à capter, pour terminer la journée avant de se coucher. Cette journée était définitivement une journée sans motivation.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 12:38

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La nuit n'est absolument aussi tranquille qu'il n'y paraissait au premier abord lorsqu'on s'est couché dans la Gare. A minuit, des policiers nous réveillent pour nous dire que l'on ne peut pas rester là à cause des voleurs et qu'il vaut mieux monter à l'étage, là où il y a les quais, car là la police fait des rondes. On s'exécute et évidemment il n'y a plus d'endroit pour s'allonger mais seulement des sièges individuels... De toute manière un quart d'heure plus tard, la police a l'air de demander aux gens de sortir de la Gare car elle ferme. On sort donc et marchons dans deux rues afin de voir s'il n'y a pas d'hotel où d'auberge de jeunesse pas chers puis on retourne finalement devant la Gare, sur la grande place où l'on s'allonge sur des bancs en pierre. On dort tous les deux mais je reste aux aguets toute la nuit car la place est le lieu de toutes les fréquentations les plus louches.



Vers 6 heures, le temps d'aller aux toilettes dans la gare, on se dirige ensuite vers le centre historique de la ville. En un quart d'heure de marche, on rejoins la Place du Duomo, la fameuse grande église de Milan. L'endroit est très joli avec notamment une galerie avec une magnifique verrrière qui mène sur cette place. On se dirige ensuite vers le château de la ville qui se situe sur la continuité de l'entrée du Duomo. Ancienne forteresse des Visconti, elle fut notamment occupée par les troupes françaises qui s'en servirent comme entrepot à poudre. Cela causa la destruction de la Tour principale lors d'une explosion accidentelle. Depuis la Tour a été reconstruite et la château abrite maintenant un musée. A part cela, le château n'a dans ses cours intérieures rien de particulier, n'étant qu'un axe de passage d'un coin de la ville à l'autre. Mais ceci dit, sa façade avec la Tour vaut le coup d'oeil.

Bref, pour faire une synthèse des impressions, Milan est une ville dont on sent le dynamisme, mais qui n'a de concrètement beau que le centre-ville. En soi, la ville ne me paraît pas désagréable, contrairement à Esther qui n'aime pas.



On se dirige ensuite vers le métro avec pour objectif de rejoindre l'entrée d'autoroute pour aller à Côme. Malgré la sortie de métro bien avancée vers la périphérique, il nous faut marcher presque une heure pour atteindre la bonne entrée d'autoroute. Là, Esther fait du stop et en 10 minutes, une voiture avec deux hommes s'arrête. Le conducteur ne parle pas anglais mais comme d'habitude, le mot « money » il connaît. Bref, demandant de l'argent, on le laisse partir. Il me suffit de 10 autres minutes pour que j'arrête la voiture d'une mère et sa fille qui parlent français et sont prêtent à nous emmener directement à Côme.



En 40 minutes nous y voilà. On les remercie chaleureusement et on se dirige immédiatement vers le Lac où l'on se met dans l'herbe pour manger une boite de conserve. La vue de Côme sur le Lac est très décevante. Les bords du Lac sont très urbanisés, et sont très loin des collines vertes et perdues qui ont inspiré des artistes tels que Stendhal ou Sand. Je suis très déçu. Il faut dire que le temps nuageux n'aide pas. Malgré tout, je décide d'aller voir les prix pour la traversée, car même si je ne vois pas de beaux paysages, il y a toujours les fameuses demeures qui bordent le Lac et notamment celle magnifique qui a servi au tournage de Star Wars Episode II. Une fois au guichet, je découvre un nombre de traversées différentes hallucinant avec une grilles de prix toute aussi diversifiée et quoi qu'il arrive trop chère pour moi si je veux aller un peu loin dans le Lac. Pour au moins aller jusqu'à la Villa Balbianello, villa de Star Wars et Casino Royale, il faut débourser 13€... très peu pour moi merci !



Etant donné qu'aucun de nous deux ne veut faire la traversée, notre présence à Côme ne présente plus aucun intérêt. On décide alors, après visite rapide du centre ville et du Mc do de faire directement du Stop pour tenter d'atteindre Zurich, ou au moins bien s'avancer pour le lendemain. On rejoins la route principale qui indique la Suisse, et j'ai à peine le temps de lever ma pancarte qu'un monsieur d'un cinquantaine d'années s'arrête et nous emmène moins de 5 km après la frontière. Au revoir l'Italie, pays si dûr pour l'autostop. Aux sorties d'un rond-point juste avant l'autoroute, on fait 10 minutes d'autostop indiquant « Locarno » qu'un homme d'une trentaine d'années nous y emmène. Il est 15 heures. Une fois là-bas il nous dépose sur la long route d'accès à l'autoroute qui se trouve victime de forts ralentissements. Les voitures ont donc bien le temps de voir ma pancarte vers Bellinzona quand au bout d'un quart d'heure/vingt minutes une jeune femme s'arrête et nous emmène sur une aire d'autoroute à côté de la ville où elle nous dit que tous les gens qui vont à Zurich passent par là. On y croît à fond, d'autant plus que le stop marche vraiment fort.

Pour ce qui est des gens dans les voitures, c'est un peu rapé car c'est majoritairement des familles. Je demande donc aux camionneurs et tombe sur un jeune qui est lui aussi fan de voyage et qui est près à nous emmener jusqu'à une aire de service près d'Altdorf, ce qui nous fait bien avancer. On monte donc avec lui et découvrons dans le même temps les paysages magnifiques des Alpes Suisses.

Au péage près d'Altdorf, le temps est particlièrement menaçant, mais on y croît plus vraiment, on n'est plus très loin. Pour l'anecdote, on croise la Secrétaire d'Etat Nadine Morano qui est arrêtée accompagnée de sa fille (?) et d'un homme. Je réessaie les camionneurs mais j'ai moins de succès. Esther se poste donc « en embuscade » à la sortie de l'aire d'autoroute et 10 minutes plus tard, un jeune s'arrête pour nous emmener directement à Zurich. Sur le chemin, il se fait flasher alors qu'il est en train de me parler... je suis un peu gêné... mais s'en fou un peu car l'argent c'est pas ce qui compte... Que d'altruistes chez ceux qui prennent les autostoppeurs! Il nous dépose devant une des gares de Zurich car l'on a rendez-vous à cet endroit à 23 heures avec notre couchsurfer. Il est 20 heures, dehors il pleut. On ne peut donc pas visiter la ville, de toute manière on est trop crevé pour ça, et on va au Mc do d'à côté avant de retourner à la gare pour patienter.



A 23h20, Remo, notre couchsurfer arrive avec sa copine et nous fait acheter un ticket de train car il faut le prendre pendant 20 minutes pour aller chez lui. Il y a le choix entre des tickets 2 heures ou 24 heures. Etant donné que l'on va visiter le lendemain, on prend un ticket 24 heures et l'on constate avec horreur que le prix est d'environ 17€ (car c'est affiché en Francs Suisses)... Et deux heures c'est presque 9 € ! La Suisse est vraiment chère.



Une fois chez lui, on tombe sur un couple d'amis français qui sont aussi les couchsurfers de Remo, on parle un peu, on mange, puis on tombe dans les bras de Morphée.

 




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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 18:50

Milan-1.jpg 

 

On se réveil à 6h. On ne le sait pas encore, mais l'on vient de passer notre dernière nuit dans la tente du Tour d'Europe. Une heure plus tard, nous voilà déjà en train de faire du stop. C'est désert. On aurait dû continuer à dormir car l'on dépasse difficilement les 6 voitures par minute avant 8 heures. Et même à 8 heures, c'est loin de l'affluence de la veille au soir.



On fait donc chacun son tour du stop tandis que petit à petit on se découvre avec le soleil qui se lève dans le ciel. Ce n'est que vers 8h30 que cette attente porte une première fois ses fruits : un homme d'une quarantaine d'années s'arrête. Seulement, il va dans la campagne entre Follonica et Sienne, en clair à un endroit où non seulement ça ne nous avance pas plus de Milan, mais en plus qui nous enlèverait la solution de secours qu'est le train. Je refuse donc. La deuxième alerte arrive environ une heure plus tard avec une mère et sa fille très gentilles et souriantes s'arrêtent. Seulement, elles aussi ne vont pas à Livourne, mais carrément sur l'autre côte, la côte Adriatique en passant notamment par Sienne. J'estime que ça ne nous fera pas avancer, sachant que l'on a pas le luxe du temps de pouvoir aller au gré du stop, voulant rentrer dans les environs du 18 Août.



Vers 10h30, on décide d'arrêter et de marcher les 4 kilomètres qui nous séparent de Follonica pour rejoindre la gare et se payer un train. Comme toujours, je suis plus rapide qu'Esther et me place devant elle. Je la distance peu à peu mais ne m'inquiète pas car nous sommes en ligne droite où je vois loin et je donne des coups d'oeil souvent. Pourtant, à un moment je tourne la tête et ne voit plus Esther. Légère panique avant que je ne la vois de l'autre côté de la chaussée en compagnie d'une voiture arrêtée. Je comprends qu'il faut que je cours à fond pour la rejoindre rapidement. Un homme d'une cinquantaine d'années et une jeune femme chanteuse d'opéra nous accueillent dans la voiture. Ils ont pour objectif de nous emmener à la gare. C'est déjà ça ! Je demande à Esther comment elle a fait pour attirer une voiture venant dans l'autre sens et elle m'explique qu'elle n'a rien fait et qu'il s'est arrêté seul. Coup de chance. En effet, il nous a vu la veille au soir faire du stop et en nous voyant aujourd'hui s'est promis de nous aider. Son nom est Aldo et au lieu de nous emmener à la gare la plus proche, il va dans une gare à 10 km en direction de Livourne. Toujours ça de pris! Une fois dans la gare, il nous « force » à prendre un capuccino et à acheter des mini-pizzas et sandwichs. Dans une extrême gentillesse, il paye la note. On n'en croit toujours pas de toute cette gentillesse. Ensuite, alors que vient le moment pour lui de partir, il me donne 50€ dans ma main et fait exprès de marcher vite en disant « salut » pour éviter que je proteste. Evidemment je tente de lui rendre, mais il ne m'écoute pas, disant qu'une amitié vaut plus que ça et que ça nous permettra de garder le peu d'argent que nous avons. … … … Décidément les Italiens sont peut-être en grande majorité réfractaires au stop, mais alors quand on arrive enfin à avoir quelqu'un, quelle bonté! C'est peut-être justement parce que ceux qui nous prennent savent la mentalité des Italiens qu'il essaient de rattraper le coup...



Bref, on prend le train une heure plus tard, mais on n'a pas de ticket car c'est les vacances et la billetterie de la gare est fermée à cette période, obligeant les voyageurs faisant plus de 200km (car pour les trajets plus courts, il y a des bornes vendant des tickets) à les acheter dans le train. C'est des compartiments à 6 places, et nous en trouvons un où il y a juste deux sièges de libres. Quand arrive le contrôleur, je tente de lui expliquer la raison de l'absence de ticket et lui, qui ne parle pas bien anglais, me coupe disant qu'il n'y a pas de problèmes, je peux en acheter avec lui. J'aurais dû insister car il n'a surement pas compris qu'il ne fallait pas nous surtaxer comme n'importe lesquels des voyageurs qui payent leur ticket dans le train. Du coup, on paye 68€ pour faire la petite gare de Campoglia à Turin. Bien cher, mais en même temps c'est 5 heures de train. Heureusement que l'on a les 50€ du gars.



Un peu moins d'une heure avant notre arrivée à Turin, une vieille dame accompagnée d'un homme plus jeune qui sont présents dans notre compartiment nous donnent spontanément des « croissants » et du pain avec des lardons, toutes deux spécialités de Naples. On n'en croit pas nos yeux d'une telle gentillesse des Italiens envers nous dans la même journée. En fait, les Italiens en général sont des gens très gentils et polis, mais c'est juste pour le stop où ça coince et où ils peuvent être rustres voire agressifs car ils sont méfiants.



Nous arrivons à Turin et prenons pour un peu plus de 8€ chacun notre billet pour Milan. Le train arrive une heure plus tard et nous deux heures après à 20 heures à Milan. L'intérieur de la Gare est peut-être un des plus jolis qu'on ait vu durant ce Tour avec tout un ensemble en marbre. On se dirige de suite, en marchant vite car il pleut, dans le Mc do qui fait presque face à l'édifice, où je profite de la Wifi avec le peu de batterie qu'il me reste et craque pour un mini menu Mc do qui fait à peine office d'encas pour moi.



On retourne ensuite dans la Gare où l'on trouve l'espace rêvé pour dormir sur des bancs en marbre collés le long d'un rebord lui aussi en marbre qui se répartit de part et d'autre d'un escalator. Bref, on s'installe avec nos sacs de couchages, jouons un peu aux cartes avant de mettre nos boules Quies pour passer ce qui s'annonce être une nuit sans trop de problèmes (on prend bien nos précautions pour rien se faire voler), en tentant malgré tout d'oublier un légère odeur de pisse qui règne car le coin, bien que dans la Gare, est par certains côtés un peu isolé et il semblerait que des gens en aient profité pour se soulager. En tout cas ça ne semble pas déranger un touriste asiatique qui ne dort pas loin.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 18:40

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Je refuse de me lever à 6:00. On ne se réveille pas avant 9h30 où l'on se met à tout préparer pour le départ. On arrive à la Gare à 12h... bien trop tard pour espérer être à Milan dans la journée. Le train n'est qu'une heure plus tard et nous arrivons à Grosseto aux alentours 15h. On a donc quitter Rome, la ville aux seulement deux lignes de métro pour cause des vestiges romains.Une pluie battante nous accueille et nous partons nous réfugier dans la LIDL en face de la guerre où l'on en profite pour s'acheter de quoi manger. La pluie est sérieusement la pluie la plus forte de ce Tour d'Europe. Imaginez-vous l'intensité maximum d'une averse orageuse, mais répétée durant une heure. Ca donne que l'on reste dans le magasin avec la plupart des clients pendant cette même heure. Dehors, ce n'est plus qu'une rivière de 10 cm d'eau battue par les roues des voitures les plus téméraires. On profite d'une « accalmie » avec Esther (comprendre pluie normale) pour tenter d'avancer vers un lieu de stop. Dans une rue particulièrement inondée, on en profite pour faire la vidéo qui nous fait bien rire et sonne étrangement aussi la fin de l'épisode pluvieux. En effet, 5 minutes plus tard, la pluie a définitivement cessé. On marche alors pendant un quart d'heure pour sortir de la ville et trouvons un rond-point qui semble bon pour du stop.


Nous sommes postés à deux entrées du rond-point pour la même direction : « Livourne » si possible, sinon n'importe laquelle des directions situées entre. Il est 17h. Rapidement, du côté d'Esther, une voiture s'arrête avec un pakistanais à l'intérieur dont Esther ne comprend goutte de ce qu'il dit et le laisse partir. 10 minutes plus tard, une voiture s'arrête, attend quelques secondes et quand enfin Esther s'aperçoit qu'elle est arrêtée, estime probablement qu'il est trop tard et redémarre. On est déçu d'une telle négligence mais tant pis, si la voiture a si peu attendu, c'est que le conducteur ne voulait pas vraiment. Finalement peu de temps après, un conducteur d'une cinquantaine d'années s'arrête et nous propose d'aller à Follonica, 50 kilomètres plus loin. C'est parti ! A 18 heures, nous voilà donc à 4 km de Follonica, autour du dernier rond-point avant l'entrée de la voie rapide qui mène à Livourne. Et là, c'est le désastre. On fait du stop pendant presque deux heures sans personne pour s'arrêter, mais juste pour compatir, rire ou repasser plusieurs fois pour essayer de nous prendre en photo...



Tant pis, de toute manière il n'était pas possible d'atteindre Milan ce jour. On se dirige alors vers la plage qui n'est qu'à un point moins d'1 km de là. Et là on découvre peut-être une des raisons de notre échec : cette zone de Follonica est un immense quartier vacances de bord de mer à la circulation limitée, aux campings et hotels 4 étoiles qui se succèdent avec leurs petites plages privées. C'est donc fichu pour le dodo près de l'eau car les plages sont vraiment petites lorqu'elles ne sont pas privées. On est assez fatigué car on a beaucoup marché dans ce quartier vacances pour trouver une mer « tout public ». On remarque finalement un camping dont on ne peut lire les étoiles. On se dit que c'est peut-être notre chance, et on aura le malheur de découvrir que c'est 45.6€ la nuit pour deux personnnes... bref non merci ! On fait donc chemin inverse alors qu'il fait presque nuit. On finit dans un champs abandonné situé « en hauteur » à côté du rond point, fermé par un grillage mais qui est en un point défoncé, ce qui nous permet d'entrer dedans. Niveau joli champs de coquelicots on repassera, mais bon on peut au moins monter la tente pour pouvoir dormir « tranquillement » à deux pas de notre lieu de stop.

 


J+44 : Entre Rome et Milan : Grosseto
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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 20:42

Rome-3.jpg

 

On a oublié de faire une photo ce jour-là car on a été séparé toute la journée. Photo du Campo dei Fiori où l'on a passé la soirée.

 


 

Réveil vers 9 heures. On se prépare toujours aussi tranquillement et comme les autres jours, on est prêt vers 11h seulement je n'ai personnellement pas envie de partir de suite, pensant pouvoir me le permette étant donné que le programme de la journée est seulement la visite du musée. Esther part donc de son côté de suite au musée tandis que j'attends 12h30 pour me faire un Mc do « light » (comprendre sans suppléments) puis enfin descendre à pied au Vatican.



Après environ 20 minutes de marche, me voilà au musée. Il n'y a qu'un seul prix affiché : 15€ or je n'ai sur moi que quelques euros et Esther a dans le sac qu'elle a pris avec elle ma carte bleue. Je tente de la contacter mais évidemment ça ne doit pas capter pour elle dans le musée car je tombe sur sa messagerie. Bref, me voilà bloqué aux portes de la plus grande galerie du monde. Je suis donc forcé de rebrousser chemin. Tant pis pour le musée, ce sera pour une autre fois. Je décide de prendre la métro pour le retour et passe le reste de la journée sur l'ordinateur, à parler un peu avec les Chiliens puis avec Michael avec lequel je partage un délicieux encas composé de biscottes et d'œufs ainsi que du thé.



Esther arrive vers 18-18h30. Elle m'apprend que le musée est en fait 8€ pour les étudiants (je n'avais de toute manière pas assez) et qu'il est vraiment immense et est composé en réalité d'au moins 5 musées, dont la chapelle sixteen, abordant des thèmes différents tels que l'automobile. Entre temps, j'ai convenu avec Michael que l'on passe la soirée avec une des couchsurfeuses que l'on avait contacté pour Rome mais qui n'avait pas pu nous héberger à regret. Le rendez-vous est pris à 21H.



Vers 20 heures, grosse surprise, les deux couchsurfeurs russes qu'hébergeait Michael à notre arrivée, sont de retour. Ils étaient partis chez un autre couchsurfeur car ils voulaient un endroit avec moins de monde, mais ce couchsurfeur ne pouvait pas les héberger pour toute la durée de leur séjour. C'est pourquoi ils ont demandé à Michael de revenir... Je trouve ça un peu gonflé mais Michael grand seigneur a accepté sans hésiter. On se mange donc tous ensemble un plat de spaghettis préparés par Michael avant de ne rejoindre qu'à trois la station de métro où nous attendent en voiture le couple de couchsurfeur avec lequel on va passer la soirée.

On va boire un coup sur la place du Campo dei Fiori où l'on passe un long moment à parler majoritairement de notre voyage, en racontant les anecdotes et en faisant un bilan. Le couple insiste pour payer l'addition car ils nous considèrent comme leurs invités ce soir et on décide ensuite d'aller sur une colline de Rome où l'on a une vue sur toute la ville et l'on on s'achète de nouveau à boire dans des stands présents ici car c'est un lieu assez fréquenté par les jeunes. On reste ainsi bien deux bonnes heures (trois?) à parler de la politique italienne et de Berlusconi. Autant dire que je suis aux anges moi le science poseur.



Quand on quitte la colline, je demande juste s'ils n'ont pas une nourriture spéciale qu'ils mangent en fin de soirée comme par exemple les frites à la mayonnaise d'Amsterdam ou les zapiekanka de Pologne. Ils me parlent des cornetteria qui sont des échoppes ouvertes toute la nuit et le matin vendant tout un tas de pâtisseries sucrées et d'autres choses salées telles que des pizzas ou des sandwichs. Ils nous déposent donc dans un de ces endroits et c'est tout bonnement la caverne d'alibaba. Des « croissants » fourrés à la crème (il me semble que c'est LA spécialité de soirée), des beignets aux sucres plus gros que des donuts et autres pour seulement 0.30€ ! Après il y a des choses un peu plus chères mais comparativement au « même produit » dans un autre endroit ce n'est rien. Je me sens donc obligé d'acheter énormément de pâtisseries sucrées tandis qu'Esther opte pour un sandwich.



On se couche à 3 heures du matin en sachant que l'on a prévu le lendemain de se lever à 6h00 pour acheter un billet de train pour aller à Grosseto afin de commencer là-bas le stop. Fatigué rien que d'y penser.

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  • : Tour d'Europe 2010 : Summer Trip
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  • : Oyez ! Oyez ! Voyageurs de tous horizons ! Ceci est le blog du Tour d'Europe en Train et en Stop d'Esther et Yann, deux étudiants qui partent un mois et demi à travers une dizaine de pays du Vieux Continent. Compte-rendus, photos, vidéos et croquis seront de la partie ! Alors préparez vos sacs, serrez bien vos chaussures car le départ est prévu le 1er Juillet 2010 !
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